The Swell Season

The Swell Season
On vous a déjà parlé du film Once, le petit grand film de John Carney avec Glen Hansard et Marketa Irglova. Et bien il est temps de parler du groupe avec lequel ils tournent en ce moment aux Etats-Unis et tout bientôt en Europe : The Swell Season.

Tout la magie, la puissance et l'émotion du film est intacte dans leur musique. Tantôt folk, tantôt rock, toujours vivant ! Ces deux là possèdent vraiment quelque chose d'unique, ce petit supplément d'âme qui fait vibrer, une authenticité, une fraicheur, une justesse qui libère de l'endorphine par raz de marée ! De la drogue dure !

Leur disque, The Swell Season, est déjà très bon, mais c'est sur scène que l'on découvre l'univers et la véritable dimension de Glen et Marketa. Et pour prendre place à bord du vaisseau Swell Season, rien de plus simple puisque la plupart des concerts du groupe sont disponibles en téléchargement légal sur playedlastnight.com. Pour 10$ (environ 6,50€) vous pourrez récupérer l'intégralité d'un concert au format MP3 non protégé. Des enregistrements bruts, sans retouche, comme si vous y étiez quoi... Je vous conseille plus particulièrement un lot qui vient d'être mis en ligne appelé Live Singles Spring Tour 2008. Une compilation des meilleurs moments de la tournée, particulièrement réussie.

Bon, vous l'avez comprit, je ne suis pas vraiment objectif, je les adore et puis c'est tout. Mais après tout, depuis quand écrit on un blog avec un soucis d'objectivité ? Tout ici est subjectif, le coup de gueule ou le coup de cœur, et pour The Swell Season, le coup de cœur est immense !!!

Il ne me reste plus qu'à préciser qu'ils seront en France à Paris pour une seule date, le 5 novembre prochain à la Maroquinerie, une petite salle de 500 places dans le XXème. Les places sont en vente à 20€ à la Fnac, à bon entendeur !

Sur le web :
www.theswellseason.com - le site officiel
www.theframes.ie - le site officiel du groupe original de Glen Hansard

Pat Metheny et Brad Mehldau

Metheny/Mehldau

Long time no post...

Voilà deux disques qui résident dans mon iPod depuis un petit moment et qui, sans y prendre gare, "trust" le haut de ma liste de lecture "les plus écoutés"... Impossible pour moi de me lasser de la douce envolée de Make Peace, de la syncope ajustée de A Night Away.

Pat Metheny ET Brad Mehldau. Les associations de personalités musicales aussi fortes ne sont pas toujours des réussites, mais à mon avis (qui vaut ce qu'il vaut certes...) on touche ici à la perfection. Beaucoup, beaucoup d'écoute entre les musiciens, pas de "show off" à la "regarde moi comme je suis une star". Simplement deux musiciens complétement géniaux qui ont décidé de faire de la musique ensemble parce qu'ils adorent ça, la musique en générale et la musique de l'autre en particulier.

Les deux disques ont été enregistrés dans la même session, en quelques jours à peine. Le premier est composé principalement de duos et le second de quartets avec Jeff Ballard à la batterie et Larry Grenadier à la contrebasse.

J'ai souvent fantasmé cette rencontre (avec celle, moins avouable de Pat Metheny et Sting, encore non assouvi...), et mes attentes sont plus que comblées avec ces deux enregistrements et un concert magistral l'été dernier à Vienne. Très fortement recommandé !

Pat Metheny et Brad Mehldau - Metheny/Mehldau - None Such Records - 2006
Pat Metheny et Brad Mehldau - Metheny/Mehldau Quartet - None Such Records - 2007

Radiohead dans l'arc en ciel

Radiohead - In rainbows

J'aime Radiohead, voilà c'est dit ! Ces quatres types ont le chic pour me faire plaisir.
C'est un peu les poils à gratter de l'industrie musicale... Tellement talentueux qu'ils peuvent aller jusqu'à (vraiment) se permettre de faire ce qu'ils pensent ! :
"Vous avez aimé OK Computer ? Très bien, nous aussi, mais maintenant on a plutôt envie de faire autre chose, parce que ça ben c'est fait..."
Oui, Radiohead pour commencer c'est çà. Des types qui pensent que resservir le même plat deux fois de suite c'est grossier et surtout très ennuyeux. Radiohead c'est aussi des types qui trouvent que les industriels de la musique ont "industriel" en trop dans leur nom. Alors étant libres de tout contrat, ils nous proposent une petite expérience interessante :
"Vous qui aimez Radiohead, qui avez pour certains attendu des mois, des années même ce nouvel album, combien pensez vous qu'il soit juste de payer pour avoir le droit de le télécharger et de le garder chez vous ? Rien ? Très bien, téléchargez ! 5£ ? Merci beaucoup ! 50£, merci aussi, on apprécie, si si franchement !"
Bon, ça vous l'avez surement déjà vu ou entendu ces derniers jours. Moi ce qui me surprend le plus dans cette "expérience", c'est l'attitude générale : "Radiohead, ils sont trop géniaux, ils font tout péter ! Moi j'ai mis 0£ et j'ai pu télécharger l'album !!!". Je lis ça partout dans la blogosphère... Ces musiciens nous offrent la possibilité de montrer à l'industrie que les consommateurs de musique sont des gens responsables, des adultes, des "grown-ups", et voilà que les consommateurs jouent les enfants en quête de limites "et si je met 0, dit, il se passe quoi ?"... Alors voilà, on a compris, on peut mettre zéro, ça marche !!! Et maintenant vous pensez qu'elle vaut quoi la musique ? C'est dommage, l'occasion était belle... Reste à espérer qu'au final plus de gens auront décidé de fixer un véritable prix à leur achat.

L'album en lui même est plutôt bon. Ce sont des chansons que le groupe a fait évoluer en public il y a un petit moment et qu'ils ont enregistré à la fin de la tournée. Ils avaient déjà appliqué ce processus à leur précédent opus : "Hail to the thief". Mes toutes préférées à moi : Bodysnatchers, Nude, Videotape...

Vous pouvez répondre à la question de Radiohead sur www.inrainbows.com. Vous pourrez également y commander une édition plus collector avec double-vinyl, double-cd en plus du téléchargement.

Charlotte, il est 5 heures 55 ante meridiem...

Charlotte Gainsbourg Voilà le disque que j'écoute en ce moment... Musique de Air, textes de Jarvis Cocker (Pulp) entre autre... Ambiance très feutrée, très apaisante... La voix de Charlotte Gainsbourg est très agréable aussi, ce qui pourrait surprendre après ses vocalises difficilement supportables à l'époque (il y a très longtemps il faut dire) de Lemon Incest en duo avec son père. Un père dont on sent évidemment la présence tout au long de l'album, mais jamais dans l'imitation il me semble. La plupart des textes sont en anglais d'ailleurs (la dame est à moitié anglaise, ne l'oublions pas).
Je trouve ce disque très réussi et vraiment agréable.


Charlotte Gainsbourg - 5:55 - chez Because
Disponible chez Amazon bien sur, et un peu partout de toute façon...

Sting chante le 16e siècle anglais

Voila un disque bien étrange qui sera disponible en octobre... La musique de John Dowland, des chansons pour luth et voix, composées au 16e siècle, chantées par Sting et jouées par Edin Karamazov.

Pochette Sting - Songs from the labyrinth

J'ai eu l'occasion d'écouter en avant première ce recueil de chants et de textes à l'ambiance quasi médièvale (pour mes oreilles de profane du moins) et je dois dire que je ne m'attendais pas à une telle qualité de chant et de jeu. Edin Karamazov est clairement un virtuose de l'instrument. Ce projet ne devait pas forcément devenir un disque au départ, simplement le fruit de l'intrêt que Sting portait à la musique de Dowland depuis de nombreuses années déjà. Les quelques sessions d'enregistrement "pour se détendre" se multipliant, voilà finalement suffisament de musique pour en faire un disque. Un disque forcément très surprenant de la part d'un chanteur classifié variété internationale.

Bon, clairement ce n'est pas un disque que tout le monde appréciera. Le 16e siècle est loin et ne vous attendez pas à découvrir une réinterprétation moderne de ces chansons. Le tout est fait dans l'esprit de l'époque qui les a vu naître et c'est ce qui en fait le charme à mon avis. Un disque invendable et donc forcément honnête. Venant de Sting, ça fait du bien !

Sting & Edin Karamazov - Songs from the labyrinth - music by John Downland.
Sortie française le 9 octobre prochain chez Deutsche Grammophon.

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