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Le boulevard de la mort - Quentin Tarentino

Ambiance "vieux films" avec des couleurs un peu vieillies, de style années 60/70, et de bons vieux vinyles qui accompagnent tout le film avec un grésillement assez jubilatoire. Des discussions interminables entre nanas sur l'amour, le sexe, la séduction etc. dans un enrobage à la fois de futilité et de profondeur: ces nanas sont à "fond" tout le temps. Et puis il y a Mike « le cascadeur », visage balafré et l’air baroudeur, qui scrute ces proies … Loin de m'ennuyer, scotchée sur le siège, à l'écoute des croustillants bavardages de ces nanas déchaînées, je me suis délectée quasiment à chaque moment. Oui quasiment ... car « mon âme sensible » a moyennement supporté les quelques images « trash » du film : Pam qui se fracasse la tête contre les vitres intérieurs de la voiture « death proof » de Mike, le décapitage de la voiture de Jungle Julia, Shanna et Arlene (et pas seulement de la voiture), la jambe de Jungle Julia qui vole (sans le corps qui va avec !) et la scène finale de vengeance (pourtant paradoxalement tant espérée !). En allant voir Le boulevard de la mort, je m’attendais certes pas à voir tous ces personnages cueillir des pâquerettes. Alors quand c’était trop dur (i.e. quand le second degré n’était pas à ma portée) bah j’ai un peu fermé les yeux voilà tout …

boulevarddelamort

Synopsis :

C'est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce TRIO INFERNAL, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l'attention dont ces trois jeunes femmes sont l'objet n'est pas forcément innocente. C'est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible. Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menacant...

Le boulevard de la mort de Quentin Tarentino, un film Grindhouse, 2007, 1h45.

La vita è bella - Roberto Benigni

La vita è bella

J'ai revu le film de Benigni ce week end. Dans mon souvenir ce film était un miracle. Miracle ! Il est toujours miraculeux ! Enfin, c'est bien ce que moi j'en pense... Il me parait difficile d'avoir un sentiment mitigé pour ce film là : on adore ou on abhorre.

Le synopsis : seconde guerre mondiale, une famille juive italienne est déportée. Le père, Roberto Benigni, s'agite , crie, rit, fait des pieds et des mains (littéralement) pour cacher l'horreur à son fils de 5 ans... Il lui présente le camp comme un gigantesque jeu. Un jeu très dur, mais les organisateurs ne vont pas offrir un "véritable char d'assaut" au premier venu ! Un clown dans un camp de la mort, il fallait oser... Sur l'histoire, je n'en dit pas plus. Le résultat est stupéfiant de pudeur, de finesse (pourtant honnêtement Benigni en fait vraiment des tonnes). Giosué , le gamin, est absolument magnifique, ce qui ne gâche rien...

On pleure, on rit, et finalement la vie est belle ! Giosué : Mille points pour mourir de rire !
A voir en Italien, impératif !

La vita è bella - Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Giorgio Cantarini - 1997 - 1h57
3 Oscars, César meilleur film étranger, Grand Prix du Jury à Cannes

Lisbon Story - Wim Wenders

lisbon story

J'ai vu ce film à sa sortie au cinéma en 94. Le contexte : mon frère revenait d'une année passée à Lisbonne (Eurasmus, tout comme dans les film français, avec les nouveaux amis, Portugais pour la plupart, le coup de foudre pour la ville, les larmes au retour en France...). Nous l'avions rejoins une semaine. Il m'avait entrainé dans les bars d'alfama quand nos parents s'étaient couchés (j'avais tout juste 16 ans...). Il nous avait aussi emmené manger dans un quartier délabré près de Benfica, un coupe-gorge où il était accueilli en prince (il donnait des cours de soutien scolaire aux gamins du quartier). J'ai un souvenir assez incroyable de cette semaine au Portugal. Voilà. Dans ce contexte, et bien nous avons adoré ce film.

Madredeus - Ainda Depuis toutes ces années, Lisbon Story s'est transformé en mirage. Un souvenir qui s'efface mais garde pourtant la saveur incomparable de sa découverte. J'ai assez rapidement cherché à acheter le film en dvd, consultant régulièrement le site du réalisateur, Wim Wenders, puisque l'on y trouvait une page détaillant les prochaines sorties sur le format de sa filmographie (j'ai réellement consulté cette page plusieurs dizaines de fois, une petite obsession en somme). En vain. Ce film fut sans doute un bide commercial retentissant. Ou alors son auteur ne l'aime pas. Il existe aujourd'hui, finalement, un dvd allemand, sans sous-titre français, mais c'est déjà une magnifique nouvelle ! Je vais enfin pouvoir revoir Lisbon Story, le faire découvrir à ma douce, pour, à son tour je l'espère, la faire rêver avec la musique de Madredeus. Musique envoutante, émouvante qui, heureusement, n'a pas attendu autant d'années pour être disponible partout.

Dans Lisbon Story on parle allemand, français, anglais, portugais bien sur. L'Europe n'a plus de frontière, et Lisbonne est belle, filmée par Wenders, ou belle tout simplement...